La crise du Covid et le retour de l’inflation ont révélé l'arnaque
du macronisme : néolibéralisme et politique sociale ne peuvent pas
faire chambre commune. Et en dépit de son nom (« pouvoir d’achat »),
l'arsenal contre la hausse des prix ne parviendra pas à maintenir le
niveau de vie des Français.
Macron II
commence à peine et le macronisme arrive à bout. L’homme vient de
gagner une seconde vie à l’Élysée et sa doctrine rend l’âme. Ou
presque : la promulgation, le 17 août au Journal officiel, du « paquet pouvoir d’achat »
en constitue peut-être le dernier acte et résonne comme une funeste
péroraison. Pourquoi ? D’abord, le macronisme existe. La preuve, il
expire. Il ne se résume pas à un pragmatisme théorisé, à une succession
de virages à gauche et à droite sur une route politique parsemée
d’embûches. Cette lecture topographique avec ses « deux bords » fait le
délice des commentateurs mais ne correspond plus depuis bien longtemps à
une réalité idéologique. Non, le macronisme attelle à la même charrue
politique le « volontarisme social » et l’« injonction libérale » (à
distinguer du classique clivage).
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