vendredi 26 août 2022

'DU SANG ET DES LARMES'... CETTE FOIS A LA MODE VERAN, CAUTIONNEE EN DIRECT PAR LE PATRON DE CARREFOUR ! (1)

Inflation : "On peut aider jusqu’à fin 2022, mais en 2023 il y aura un impact" prévient Olivier Véran

Inflation : "On peut aider jusqu’à fin 2022, mais en 2023 il y aura un impact" prévient Olivier Véran
Le porte parole du gouvernement Olivier Veran à Paris le 24 août 2022

publié le vendredi 26 août 2022 à 13h00 

 

En déplacement dans un supermarché Carrefour de l'Essonne vendredi 26 août, Olivier Véran a lancé un avertissement aux ménages français : "On peut aider jusqu’à fin 2022, mais en 2023 il y aura un impact". "L’Etat ne pourra mettre de l’argent pendant des mois et des mois, ça coûte très cher", a ajouté le porte parole du gouvernement.

Face à la hausse continue des prix, Olivier Veran a lancé un avertissement vendredi 26 août, lors d'un déplacement dans un supermarché Carrefour de l'Essonne.

"L’Etat ne pourra mettre de l’argent pendant des mois et des mois, ça coûte très cher", a martelé le porte parole du gouvernement. "On peut aider jusqu’à fin 2022, mais en 2023 il y aura un impact", a-t-il ajouté.

 

(1) Ici figure une vidéo - impossible à passer, mais son décryptage suit - (2 min. - BFMTV) :

le "porte parole" du pouvoir fait montre de son talent d'orateur, avec parlé-mitraillette déclenché par cet économiste d'occasion, plus à l'aise avec la gestion de la pandémie, c'est dire ! Mais l'essentiel est qu'il intervenait avec l'accord, il va sans dire, avec l'accord du chef de Bercy, et sous le contrôle du patron de... Carrefour, dont il était l'hôte dans l'un de ses temples du consumérisme et de la malbouffe réunis. Il faut rappeler d'abord que ce monsieur est à la tête d'une société titulaire d'un statut dit d' "entreprise à mission", voguant vers un capitalisme dit "raisonné", en fait "simple levier de com", affirment beaucoup.

Le patron de Carrefour, Alexandre Bompard donc, approuvait discrètement de la tête chaque lugubre avertissement de l'oiseau de mauvais augure, dont il était assuré de la loyauté au patronat : pour preuve, à aucun moment Véran ne s'est tourné vers lui pour lui demander de prendre, à son tour avec ses éminents concurrents (par exemple ce cher M. E. Leclerc-le-social ?), le relais du "bouclier tarifaire" que le pouvoir prévoit d'abandonner en fin d'année. Car seuls les consommateurs auront dès lors à faire l'effort, c'est parfaitement clair...

Mais pour l'être plus, si c'est indispensable, oublions les consommateurs-spectateurs, invisibles (dont on ne nous a pas montré l'apathie ou... la révolte ?)... Mais quelle importance? En revanche, précisons bien que les 'importants', eux, sont en famille avec l'inspecteur des finances Alexandre Bompard (pas l'autre bien sûr, pas Manuel le député Nupés !), 'pantoufleur' en chef (sur ce point, Macron restera définitivement un novice), goinfre patenté aux dires même d'autres requins, 'ses' actionnaires, et... époux d'une sous-ministre nouvelle chez le même Macron !   

J.P. C.


Se disant porteur d'un "discours de vérité sur l’inflation à moyen terme", Olivier Veran a admis: " Les prix vont rester hauts dans la durée". Il est revenu sur les causes conjoncturelles de cette inflation, mentionnant notamment la guerre en Ukraine et les problème de transport induits.

Le porte parole du gouvernement qui a cherché à rassurer les clients du commerce qui l'interrogeaient:  "On fera en sorte que vous soyiez protégés au maximum".

Mercredi 24 août, il avait déjà averti que le bouclier tarifaire qui permet la France de connaître une inflation limitée par rapport à ses voisins européens ne pourra pas être maintenu indéfiniment. "Il y aura peut-être des augmentations qui seront mises sur la table et discutées" au début de l'année prochaine, a expliqué Olivier Veran à la fin du Conseil des ministres.

Une quarantaine de milliards d'euros dépensés en 2022

Les dépenses de soutien aux ménages et aux entreprises pour amortir l'inflation, aggravée par le conflit avec la Russie, se sont chiffrées à une quarantaine de milliards d'euros en 2022. Avec la remise sur les carburants, le "bouclier tarifaire" contre l'envolée des prix du gaz et de l'électricité représente l'essentiel de ces dépenses exceptionnelles. Le gouvernement veut donc réduire la facture en ciblant davantage les aides en 2023.

"Même si début 2023 (...) il faudra qu’il y ait des augmentations des prix (de l'énergie, NDLR) pour tenir compte des prix du marché, nous continuerons à protéger nos compatriotes les plus fragiles, ceux qui ont les niveaux de revenus les plus faibles", a promis Bruno Le Maire mercredi 24 août sur France 5. Le ministre qui n'a pas précisé comment, alors que l'inflation devrait bondir à 5,5% sur l'année 2022 selon l'Insee, et la croissance nettement ralentir en 2023 (1,4% attendu par le gouvernement).

 

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