jeudi 21 mars 2019

REFUSONS TOUTE NOUVELLE NEGOCIATION SUR LE TAFTA !

TROP DRÔLE !

UN TEMOIGNAGE DE GARDE A VUE REVOLTANT !


Image issue d'un article pour la recherche "révolution permanente témoignage de garde à vue" (source : http://www.revolutionpermanente.fr/Section-Politique (Communiqué de presse))

Le récit révoltant d'Emy, 21 ans, placée 56h en garde-à-vue au motif ...

http://www.revolutionpermanente.fr/Section-Politique (Communiqué de presse)-19 mars 2019
Le récit révoltant d'Emy, 21 ans, placée 56h en garde-à-vue au motif inventé de « visage ... Voici son témoignage. ... Photo sans lien direct avec le témoignage.

MOMENT FORT DE L'INTERVENTION DE JL MELENCHON LORS DU GRAND DEBAT / BFM

PETITION AU SUJET DE LA PRIVATISATION DE L'ADP


Les services publics sont le seul outil en mesure de mettre en oeuvre les articles 22 à 27 de la Déclaration universelle des droits de l'Homme. Même s'il faut questionner la place du transport aérien aujourd'hui dans le cadre de la lutte contre le changement climatique, ce n'est pas en abandonnant la gestion d'ADP au privé qu'on y contribuera. Il ne faut pas compter sur le privé pour s'occuper du long terme.

LE TRUQUAGE DE COMPETITI-TITI-VITE DES LYCEES : LE TAUX D'ACCES DE LA 2e AU BAC, SEUL VALABLE.

PALMARÈS. Quels lycées de la région Normandie préparent le mieux au bac ?

Résultats au lycée Malherbe à Caen
Résultats au lycée Malherbe à Caen
Avec 767 600 candidats pour 677 300 bacheliers, le baccalauréat 2018 affiche un taux de réussite de 88,2%. Mais ce taux de réussite n'est pas une fin en soi. Certains établissements font le tri après la classe de seconde au détriment des élèves. Tour d'horizon des lycées normands.
Par Camille Belsoeur
Qu'est-ce qu'un bon lycée ? Vous avez deux heures pour répondre à la question pourrait énoncer un directeur d'établissement à ses ouailles dans un exercice de mise en abîme. L'Education nationale a publié le 19 mars les résultats du taux de réussite au bac 2018 par établissement. Certains lycées affichent des scores mirobolants de 100% de réussite. Mais quand on regarde derrière la façade, certains d'entre-eux laissent un nombre important d'élèves sur le bord de la route entre la classe de seconde et la terminale. Ce qui leur permet d'afficher un meilleur score que des établissements qui accompagnent un maximum de jeunes jusqu'au bac, avec moins de certitude sur leur réussite.

Nous avons donc fait le choix de vous présenter plusieurs classements des lycées professionnels, technologiques et généraux normands au bac, selon des critères différents. Vous pouvez aussi trouver les résultats de votre lycée en particulier grâce à notre moteur de recherche créé pour l'occasion.
 

Classement selon le taux de réussite 

Il s'agit tout simplement du nombre de bacheliers par rapport au nombre de candidats présentés au bac par l'établissement. Parmi les lycées généraux et technologiques normands, quatre établissements obtiennent un taux de réussite de 100% au bac. Mais, un lycée situé dans une zone moins favorisée qu'un autre à plus de mérite à obtenir un score maximal. L'Education nationale donne ainsi un "taux de réussite attendu" en complément du taux de réussite réel de l'établissement. En Normandie, parmi les lycées généraux et technologiques à 100% de réussite, c'est le lycée Marie-Immaculée à Sées qui obtient le plus gros écart entre son score attendu (91%) et son résultat réel.

Du côte des lycées professionnels, huit établissements décrochent un 100% au bac, soit dans la section "production" (génie civil, construction et bois, mécanique...), soit dans la section "services" (services à la collectivité, communication et information, échanges et gestion...). C'est le lycée privé Providence Sainte-Thérèse de Rouen qui "surperforme" le plus avec un score de 8 points supérieurs aux prévisions de l'Education nationale.
 


Classement selon le taux d'accès au bac après la seconde

Un autre critère important pour déterminer l'excellence de l'accompagnement pédagogique d'un lycée est le taux d'accès de la seconde au bac : c'est à dire la proportion d'élèves inscrits en début de seconde dans un lycée qui obtiendra le bac dans ce même lycée. Certains des établissements qui affichent le meilleur taux de réussite au bac présentent aussi les pires taux d'accès de la seconde au bac. C'est le cas du lycée privé Marie-Immaculée à Sées, dont seulement 54% des élèves inscrits en seconde obtiendront leur bac via cet établissement. C'est ce qu'on appelle un gros tri sélectif en cours de parcours.

Tout le contraire du lycée François-Rabelais d'Ifs, qui affiche le meilleur taux d'accès de ses élèves de seconde au bac avec un taux de réussite de 96%, ainsi qu'un excellent score de 96% de réussite de ses élèves de terminale candidats au bac.

De manière générale en 2018, dans l'académie de Caen, 15 135 candidats se sont présentés aux trois baccalauréats et 13 723 ont obtenu le précieux sésame (90,6% de réussite). Dans l'académie de Rouen, c'est un tout petit peu moins bien. Il y a eu 21 649 candidats pour 18 865 reçus, soit un taux de réussite de 87,1%.

SUR FOND DE "TAMBOUILLE" SENATORIALE, 3 NOMS A RETENIR ! (1)

Affaire Benalla: la droite sénatoriale divisée sur le sort des trois collaborateurs de Macron

Par et
Le bureau du Sénat doit se prononcer, jeudi matin, sur la transmission à la justice des cas de parjure d’Alexandre Benalla et Vincent Crase, mais surtout de trois responsables de l’Élysée. Sur les vingt-six votants, les dix membres de la droite sénatoriale vont faire basculer la décision. De quoi alimenter les tractations.


Dans les couloirs du palais du Luxembourg, les passionnés de combinazione politique sont en ébullition. Jeudi 21 mars, dans la matinée, le bureau du Sénat décidera s'il transmet ou non à la justice les cas d'Alexandre Benalla et Vincent Crase, mais devra surtout trancher ceux de trois responsables de l’Élysée. Une décision hautement politique, en pleins préparatifs de la réforme des institutions.
Les sorts d'Alexandre Benalla et Vincent Crase, qui sont soupçonnés d'avoir menti à plusieurs reprises sous serment devant la commission d'enquête sénatoriale, paraissent d'ores et déjà scellés. « Il y aura unanimité pour transmettre à la justice pour faux témoignages », prédit même un des vingt-six membres du bureau.
Le doute demeure en revanche sur la décision des sénateurs concernant le secrétaire général de l’Élysée Alexis Kohler, le directeur de cabinet Patrick Strzoda, et le chef du groupe de sécurité de la présidence (GSPR), le général Lionel Lavergne. Soit les trois collaborateurs directs d’Emmanuel Macron.

Les sénateurs Jean-Pierre Sueur, Philippe Bas et Muriel Jourda, mercredi 20 février, lors de la conférence de presse.  
Les sénateurs Jean-Pierre Sueur, Philippe Bas et Muriel Jourda, mercredi 20 février, lors de la conférence de presse.
 
Le 20 février, le président de la commission des lois Philippe Bas (LR) avait informé le président du Sénat Gérard Larcher (LR) que sa commission avait mis au jour, dans les déclarations des collaborateurs du président auditionnés, « un certain nombre d’omissions, d’incohérences et de contradictions [qui] laissent à penser qu'ils ont retenu une part significative de la vérité lors de leur audition par la commission ». 
Chacun interprète aujourd'hui cette citation à sa manière. Dans l'opposition de gauche, le sénateur communiste Éric Bocquet est formel : « Dire qu'une part significative de la vérité a été retenue, c'est une façon polie de dire qu'ils n'ont pas dit la vérité. Nous devons donc dire à la justice, sans le moindre état d'âme, de poursuivre le boulot. » En conséquence, l'élu communiste devrait se prononcer, comme les six sénateurs socialistes qui siègent au bureau, en faveur de la saisine du procureur de Paris des cas d'Alexis Kohler, de Patrick Strzoda et du général Lionel Lavergne.
Le chef de file des centristes, Hervé Marseille, porte une analyse radicalement opposée : « Dans sa lettre, Philippe Bas explique que les trois collaborateurs du président de la République les ont utilement informés mais qu’ils ont observé des omissions, des contradictions, des incohérences. Juridiquement, qu’est-ce que cela veut dire ? », interroge-t-il. Le sénateur des Hauts-de-Seine « ne pense pas qu’il y ait lieu, sur ces bases, de saisir le ministère public. On ne saisit pas sur une telle base. En fait, cela revient à demander au procureur d’aller fouiner à partir de ces faibles éléments ».
Ce mercredi, Valérie Létard, sénatrice centriste du Nord et vice-présidente de la Haute Assemblée, qui a instruit durant trois semaines le rapport du président de la commission des lois, Philippe Bas, et des deux rapporteurs Muriel Jourda (LR) et Jean-Pierre Sueur (PS), doit rendre ses conclusions. Mais la consigne de vote d'Hervé Marseille semble inéluctable : « En l’absence d’éléments nouveaux, je ne vois pas pourquoi je changerais d’avis », appuie-t-il. Bilan : la droite sénatoriale, qui occupe dix sièges sur vingt-six, tient les clés du scrutin.

Patrick Strzoda, directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, entendu mercredi par la commission d'enquête sénatoriale. © Vidéo Public Sénat 
Patrick Strzoda, directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, entendu mercredi par la commission d'enquête sénatoriale. © Vidéo Public Sénat
 
Longtemps, jusque dans l'entourage du chef de l’État, le sujet paraissait entendu : le groupe Les Républicains (LR) allait épargner Strzoda, Kohler et Lavergne en vue de ménager l’Élysée à la veille de la réforme institutionnelle. « Larcher veut faire croire que grâce à ses bonnes relations avec Macron, il fera tout passer », analyse un sénateur LR. Le président du Sénat espère en effet préserver son institution que le chef de l’État entend « transformer », comme il l'avait annoncé dans sa Lettre aux français, suscitant la colère d'une grande partie des élus de la chambre haute.
Mais la tendance semble s'être inversée ces derniers jours. « Normalement, nous allons transmettre [à la justice pour les trois représentants de l’Élysée] », affirme ce même élu de droite, présent en réunion de groupe mardi matin. Selon des calculs internes, il manquerait encore quatre voix sur vingt-six aux pro-Macron pour bloquer la transmission. Et ce, malgré les « pressions de l’Élysée sur des sénateurs ».
Cette incertitude illustre les tiraillements au sein d'un groupe hétérogène, qui reste profondément divisé sur l'attitude à adopter face à la présidence Macron. Lundi, le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau est lui-même monté au créneau pour inciter les élus de son camp à transmettre à la justice les cas des collaborateurs du chef de l’État : « Il y a un risque pour le Sénat. L’intérêt de l’institution est en jeu », a-t-il attaqué dans les colonnes de L'Opinion, estimant que « le Sénat peut ruiner le travail de la commission d’enquête ». « Si on fait cela pour plaire à je ne sais qui, ce sera interprété comme un réflexe de classe qui se protège », s'est-il inquiété.
 Mardi en réunion de groupe, Bruno Retailleau, soutenu par Philippe Bas, a répété ses arguments en expliquant que ce n'était pas le moment de tergiverser. Le président Larcher, qui n'était pas présent, se fait discret ces derniers jours. « Il fait moins de lobbying depuis samedi », relève un sénateur LR, qui estime que les difficultés du pouvoir face aux gilets jaunes élargissent un peu plus la fenêtre de tir de l'opposition de droite. Gérard Larcher fait de surcroît face à un dilemme tactique : comment soutenir un deal avec l’Élysée sans prendre le risque d'être débordé par son propre groupe ? Derrière l'embarras des sénateurs LR – aucun des membres du bureau contactés par Mediapart n'a souhaité s'exprimer avant le vote – se joue aussi une sourde guerre entre Gérard Larcher et Bruno Retailleau, le second reprochant au premier sa trop grande proximité avec le chef de l’État. Gérard Larcher n'a jamais caché qu'il se sentait peu en phase avec la ligne Wauquiez et a récemment multiplié les sorties contre la tête de liste LR aux européennes, François-Xavier Bellamy, ardemment défendu par Bruno Retailleau. Par leur vote à main levée, les sénateurs LR seront sommés de choisir leur camp.
En rappelant l'indiscutable succès de la commission d'enquête Benalla, le communiste Éric Bocquet estime que « c'est le moment de réaffirmer l'indépendance, l'autorité et la souveraineté du Sénat » en évitant de retomber dans la « tambouille » et les tractations de couloir. Un parlementaire centriste, en désaccord avec la consigne de vote du chef de groupe Hervé Marseille, croise les doigts : « J’espère qu’ils vont transmettre, je suis plutôt confiant... Après, la petite cuisine politicienne au Sénat, c’est quand même un plat très curieux. » Qui peut parfois s'avérer indigeste.

Médiapart


(1)  Ce sont évidemment ceux, sur la sellette, des "trois collaborateurs directs" du président : Kohler, Strzoda et le général Lavergne. De quoi faire exploser l'Elysée ! Gageons que le courage de la 'haute assemblée' n'ira pas jusqu'à "dire à la justice, sans le moindre état d'âme, de poursuivre le boulot", comme le dit Eric Bocquet (PCF)... à moins que sa survie soit plus problématique qu'il n'y paraît... Mais comme ce serait alors la voie ouverte à un changement d'institutions via une constituante, même si l'idée fait son chemin, on peut toujours rêver : dans l'immédiat, l'idée de referendum pose déjà problème.         
J.P. C.

L'IDEE D'UNE ASSEMBLEE CONSTITUANTE PROGRESSE

Grand débat : 86% des Français pour un changement de politique économique et sociale

Le grand débat pour sortir de la crise est "une bonne chose" pour 58% des personnes interrogées. © AFP

Selon un sondage Viavoice publié mercredi, près de neuf Français sur dix (86%) pensent qu'il faudra "réorienter la politique économique et sociale actuelle" à l'issue du grand débat.

Près de neuf Français sur dix (86%) pensent qu'il faudra "réorienter la politique économique et sociale actuelle" à l'issue du grand débat, selon un sondage Viavoice publié mercredi. Une forte majorité se prononce également pour la rénovation des "institutions et de la démocratie" (78%) et 64% jugent souhaitable d'organiser un référendum "sur une ou plusieurs propositions issues de ce débat", contre 23% d'un avis contraire.
Une majorité (62%) se dit aussi favorable à l'inscription dans la Constitution d'un référendum d'initiative citoyenne (RIC) "permettant de convoquer un référendum si une pétition recueille un nombre suffisant de signatures", contre 24% d'une opinion inverse, selon cette enquête pour la Fondation Jean Jaurès et La revue civique. Mais les Français souhaitent qu'un éventuel RIC, l'une des revendications prioritaires des "gilets jaunes", soit étroitement encadré et en particulier qu'il ne remette pas en cause "la Constitution ou les libertés fondamentales" (77%).

47 % des Français affirment soutenir les "gilets jaunes"

Pour 43% des personnes interrogées, "la démocratie française fonctionne bien", soit 9 points de plus qu'en septembre dernier, mais 54% pensent le contraire. Quatre mois après le début du mouvement, une majorité de Français (57%) continue par ailleurs de se dire "gilets jaunes" (10%) ou de les soutenir (47%). Ils sont en revanche partagés sur l'impact du mouvement sur la démocratie. Pour 20% cet impact a été "plutôt positif", pour 24% "plutôt négatif" et pour 45% "à la fois positif et négatif".
Le grand débat pour sortir de la crise est "une bonne chose" pour 58% des personnes interrogées, contre 23% d'un avis contraire. Mais ils sont aussi nombreux (71%) à penser que le débat "est surtout un moyen de communication pour le président de la République et le gouvernement" et à juger qu'il était "nécessaire compte tenu des conflits sociaux récents". Seuls 20% pensent que le mouvement des "gilets jaunes" doit devenir "un mouvement politique", contre 63% pour lesquels il doit rester "un mouvement social" et ne pas se présenter aux élections.
Etude réalisée en ligne du 6 au 7 mars auprès de 1.020 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.

mercredi 20 mars 2019

DESTRUCTION, EN MARCHE, DU SERVICE PUBLIC.

Loi de transformation de la Fonction Publique : le grand bond en arrière

Loi de transformation de la Fonction Publique : le grand bond en arrière
Une nouvelle conception de l’encadrement au détriment des missions de service public
mercredi, 13 mars 2019 | 

En 2018, le rapport du CAP 2022 avait renseigné sur les intentions « disruptives » du gouvernement en matière de fonction publique. En 2019, la loi dite de « Transformation de la fonction publique » que le gouvernement voudrait voir votée avant l’été, est le véhicule législatif qu’Emmanuel Macron utilise pour mettre en musique son projet de démantèlement méthodique de la fonction publique. L’ancien monde est en marche.


Un pouvoir au service de l’argent 

Le gouvernement est aveuglé par son idéologie : les dépenses publiques seraient à la fois inefficaces et insupportables pour la collectivité. Comme si la situation n’était pas le choix de politiques délibérées qui, en favorisant les niches fiscales et les exonérations de cotisations sociales pour les 1 % les plus riches, exigent des 99 % restants que nous nous partagions la pénurie.

Précariser les agents pour démanteler les services

Moins d’agents publics pour moins de missions assumées avec des transferts d’activités par externalisation vers le secteur marchand ; moins d’effectifs pour des conditions de travail dégradées ; moins de titulaires pour plus de précaires ; moins de place au déroulement de carrière et plus d’individualisation des rémunérations : tout le contraire des investissements et des protections dont nous avons besoin pour faire face aux défis du 21ème siècle.

Se soumettre ou se démettre

Le gouvernement entend mettre aux ordres les agents publics en donnant une traduction textuelle à la dérive monarchique du pouvoir présidentiel : renforcement du pouvoir disciplinaire, précarité accrue par un recours massif aux non-titulaires,, renforcement de l’arbitraire dans la rémunération et les promotions, mobilités forcées, mise en dépendance de l’encadrement supérieur avec le pouvoir politique, coups de rabot inédits sur les missions dévolues aux instances qui défendent les droits des agents.
Ces dispositions augurent d’un changement radical de la conception et de la reconnaissance de l’encadrement de direction, dont l’indépendance vis-à-vis du politique dans le cadre de la continuité du service public laissera la place au devoir de loyauté quel que soit le contenu des directives. La reconnaissance de la qualification sera aléatoire, selon des critères opaques et réduits, puisque les dits ‘‘hauts potentiels’’ seront incités à partir dans le privé !
Cela va de pair avec une autre conception de la fonction publique substituant au principe d’égalité de traitement des usagers, des critères de solvabilité des clients et d’abandon de missions. Une fonction publique réduite au minimum, où la qualité cède le pas à l’austérité budgétaire, et qui n’a besoin que de quelques cadres aux ordres, privés de leur éthique professionnelle et citoyenne.

L’Ugict-CGT porte une toute autre conception pour une fonction publique au service de la satisfaction des droits et des besoins fondamentaux ; dans une toute autre logique de développement, articulant les progrès économiques, sociaux et environnementaux pour le plus grand nombre.

MANIFS = "RASSEMBLEMENTS D'EMEUTIERS" : NE PAS LAISSER PASSER !

Le gouvernement a annoncé que "dès samedi prochain", il considèrera les manifestations #GiletsJaunes comme "des rassemblements d'émeutiers ".
La démocratie ne se résume pas au droit d'élire des représentants. Pour qu'elle existe, les droits fondamentaux des citoyens doivent être sacrés. Notamment le droit de manifester.
A contrario, criminaliser /a priori/ des manifestants /dans leur ensemble, alors qu'ils sont pacifiques depuis le début dans leur écrasante majorité, c'est devenir un régime autoritaire.
L'heure est donc grave. Citoyens, que vous soyez de droite, de gauche, ou quoi que ce soit d'autre, NE LAISSEZ PAS PASSER ÇA.
https://www.europe1.fr/…/gilets-jaunes-sil-le-faut-nous-int…

JL MELENCHON SUR BFMTV CE SOIR A 20H45


Jean-Luc Mélenchon vous donne rendez-vous ce soir à 20h45 sur BFM TV. Il participera à la grande soirée de débat animée par Ruth Elkrief face à d'autres représentant·e·s des grands partis français.

GRAND DÉBAT AVEC JEAN-LUC MÉLENCHON
SUR BFM TV

Mercredi 20 mars à 20h45
Avec le hashtag #lacrisetapres

N'hésitez pas à réagir sur vos réseaux sociaux avec le #lacrisetapres !

L'ESCALADE IRRESPONSABLE DE LAURENT NUNEZ

Le secrétaire d’État à l’Intérieur Laurent Nunez a affirmé que lors des prochains "actes" de Gilets jaunes, tous les manifestants mobilisés seront considérés comme des "émeutiers".
Ils sont devenus fous.

UNE PAROLE CENSEE, CELLE DE THOMAS PORCHER.

L’écologie est trop importante pour être laissée aux mécanismes du marché. Croire que les marchés, à peu près livrés à eux-mêmes, vont inventer la solution, c’est crétin !

POUR EN FINIR AVEC LES DROITS DES FONCTIONNAIRES


L’EXPRESSO


Fonction publique : Le projet de loi dynamite les droits des fonctionnaires 

Bien que largement rejeté, le projet de loi de transformation de la Fonction publique devrait être voté avant l'été. Le 15 mars, les syndicats de fonctionnaires ont voté unanimement contre le projet de loi  de transformation de la Fonction publique lors d'un conseil commun de la Fonction publique (CCFP). Ce vote unanime donne une idée de la révolution qu'apporte ce texte qui impose une gestion libérale des agents de la Fonction publique. Ceux ci dépendront dorénavant de leur "manager" local sans que des commissions paritaires puissent controler ses actes. Le projet de loi gouvernemental revient sur le paritarisme en supprimant les CHSCT. Il réduit fortement les compétences des commissions administratives paritaires (CAP). Celles ci n'auront plus leur mot à dire matière de mutation et d'avancement. Face aux nouveaux pouvoirs des "managers", aussi bien pour le recrutement que pour la gestion des carrières et la discipline, les agents devront porter seuls leur réclamation devant la juridiction administrative. Enfin le texte banalise le recours aux contractuels pour tous les niveaux de la Fonction publique. Bientôt des chefs d'établissement et des Dasen contractuels ?

La révolution des managers

"La nécessaire transformation de l’action publique ne peut être menée à bien sans redonner sens et confiance aux 5,5 millions d’agents qui font tous les jours vivre le service public", explique le gouvernement dans l'exposé des motifs du projet de loi de transformation d ela Fonction publique. "Cette transformation doit également être l’occasion de conforter et responsabiliser les managers publics en développant les leviers qui leur permettront d’être de vrais chefs d’équipe : en recrutant les compétences nécessaires au bon fonctionnement de leur service, en promouvant l'engagement professionnel de leurs équipes, en prenant des décisions au plus proche du terrain, sans remontée systématique au niveau national. Enfin, la recherche de nouvelles souplesses... dans les organisations de travail apparait indispensable pour améliorer la qualité du service public et garantir sa présence au plus près des territoires".

Le projet de loi entend libérer les "managers", pour les enseignants les chefs d'établissement, principaux des futurs EPSF , Dasen etc. Finis les freins que constituent les commissions paritaires avec leurs vérifications et leur consultation en cas de conflit.

Le projet de loi commence par retirer une épine du pied des managers en supprimant les CHSCT qui sont dotés de pouvoirs réels en terme d'hygiène et sécurité. L'article 2 du projet de loi supprime les CHSCT et les comités techniques pour les remplacer par une nouvelle instance, le "comité social d'administration" (CSA).

L'article 3 modifie les compétences des commissions administratives paritaires (CAP) en supprimant leur avis préalable sur les questions de mobilité, d'avancement et de promotion. Pour le gouvernement c'est nécessaire pour "déconcentrer les décisions individuelles". C'est la fameuse "gestion de proximité" annoncée par JM Blanquer : le "manager" local doit pouvoir décider seul de la carrière des fonctionnaires sous ses ordres. Il faut " doter les managers des leviers de ressources humaines nécessaires à leur action" dit le texte.

Le fonctionnaire victime d'une erreur ou d'une mauvaise action de la part de son manager ne pourra plus demander l'intervention d'un élu. La loi prévoit "un recours administratif préalable obligatoire en cas de décision individuelle défavorable en matière de promotion, d’avancement, de mobilité et de mutation" dans des conditions qui seront définies par le Conseil d'Etat. Chaque agent devra donc se défendre seul et saisir individuellement la juridiction en charge de la question.

L'article 9 "simplifie" les procédures de mutation des fonctionnaires de l'Etat en supprimant la consultation préalable en CAP. L'article 10 supprime la notation qui sera remplacée par l'entretien individuel avec le manager. On peut craindre qu'à cette occasion soit revues les règles fixées par les accords PPCR comme la limitation de l'impact des inspections. Les CAP perdront aussi leur compétences en matière de promotion de corps, de cadre d'emploi ou de grade.

Toutes ces mesures ont un objectif clair : en finir avec l'influence syndicale dans l'administration. En effet c'est le contrôle qu'ils exercent sur la gestion administrative des carrières  qui fait la puissance des syndicats de fonctionnaires. En leur retirant tout pouvoir d'intervention , le gouvernement fait coup double. Il assujettit les fonctionnaires à son autorité comme ils ne l'étaient plus depuis le début du 20ème siècle. Il se débarrasse des seules instances qui obligent les ministres et les cadres à un minimum de dialogue et à justifier leurs décisions.

Le recours général au contrat

L'article 5 du projet de loi autorise le recrutement de contractuels sur des emplois de direction de l'Etat. L'article 6 crée un nouveau type de contrat à durée" déterminée au sein de la fonction publique, le "contrat de projet". L'article 7 étend la possibilité de recruter des contractuels dans la fonction publique.

"Cette mesure répond aux attentes des employeurs publics en renforçant les leviers managériaux à leur disposition pour faire face à l’évolution des métiers de la fonction publique", explique la loi.

Alors que la fonction publique compte déjà 20% de contractuels, le projet de loi vise clairement à remplacer les fonctionnaires par des contractuels à tous les niveaux. Dans l'enseignement c'est la réponse qu'ont trouvé plusieurs pays à l a crise du recrutement. PLutôt qu'augmenter les salaires et améliorer les conditions de travail des enseignants, recruter des contractuels en levant les conditions de diplôme exigées et en fixant au cas par cas la rémunération.

Arbitraire et individualisation

On comprend que tous les syndicats aient voté contre ce texte qui est en discussion depuis des mois. Le projet de loi que le gouvernement veut faire passer en urgence va affecter gravement directement et indirectement la vie des enseignants. Directement en les livrant à l'arbitraire d'une hiérarchie qui n'a pas la confiance des enseignants comme le montrent aussi bien le Baromètre Unsa que l'enquête Talis de l'Ocde. C'est la fin d'une certaine conception du métier, de l'enseignant concepteur de son enseignement. La loi prépare le passage au simple exécutant soumis aux décisions de toute nature de la hiérarchie. La généralisation de contractuels ayant encore moins de garanties que les fonctionnaires exercera une pression irrésistible à l'alignement par le bas des conditions de travail dans les établissements. Les conséquences graves de ce texte expliquent l'appel à manifester le 19 mars et sans doute d'autres actions à venir.

François Jarraud

Le projet de loi
Le gouvernement engage une réforme de fond
Les syndicats alertent

Le café pédagogique

APPEL DU GROUPE FRANCE INSOUMISE

gilets jaunes policeCrédits photo : Patrice Gravoin

Dérive autoritaire du gouvernement : le groupe «la France insoumise» lance un appel

dans Actualités, Communiqués de presse, Le groupe, Nos parlementaires, Ugo Bernalicis
 
Le gouvernement poursuit et aggrave sa dérive autoritaire. Face à cet entêtement dangereux, le groupe «la France insoumise» appelle solennellement tous les républicains du pays, élus, personnalités et organes de presse, à affronter en commun la dérive autoritaire du gouvernement et à appeler à une désescalade. Nous proposons de nous réunir jeudi à 14h à l’Assemblée nationale et leur avons adressé ce courrier :
Le groupe parlementaire la France insoumise à l’Assemblée nationale serait heureux de vous compter parmi les participant·e·s de la réunion unitaire anti-répression qu’elle organise ce jeudi 21 mars 2019, à 14h00, à l’Assemblée nationale.
Cette réunion est proposée en urgence, suite aux dernières annonces du gouvernement, et du fait des délais avant la prochaine journée de manifestation ce samedi. Elle se veut un forum d’échange pour agir collectivement et largement face aux dispositifs en cours de répression contre les libertés d’expression, de réunion et de manifestation, et aux reculs de l’état de droit.
Il est urgent de faire face aux intimidations, violences graves et répétées subies par les écologistes, les syndicalistes en lutte, les Gilets jaunes, les jeunes, les habitant·es des quartiers populaires…
Il est urgent de faire face aux régressions inédites de l’Etat de droit de notre République, tant par la dernière loi “anti-casseurs” que par les traitements illégaux récurrents contre les personnes migrantes et leurs soutiens.
Il est urgent de faire face à l’instrumentalisation de l’autorité policière et judiciaire pour criminaliser l’action politique, sociale et écologiste et qui a récemment menacé directement des opposant des politiques et des médias.
Une réaction collective, large et unitaire est urgente et nécessaire.

LES RETRAITES A LA SAUCE MACRON


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Orange actu - 23 févr. 2019