jeudi 18 octobre 2018

ERIC COQUEREL COMMENTE L'ALLOCUTION DE MACRON


TOUJOURS LE MOT JUSTE, ADRIEN QUATENNENS;

REMETTRE LES CHOSES A LEUR PLACE !


ET 100 POLICIERS CONTRE LES INSOUMIS !

UN RESUME TRES CLAIR SUR LES PERQUISITIONS



Pourquoi Mélenchon a été perquisitionné ?


 Ce mardi 16 octobre, à 7 heures du matin, des perquisitions ont visé les domiciles de , Jean-Luc Mélenchon, ainsi que les sièges de la France Insoumise, et du Parti de Gauche. Toute personne consciente et réfléchissant juste quelques instants à la situation verra que ces perquisitions sont de l’ordre du politique, et non pas du juridique.
Pourquoi ? Parce que la France Insoumise, au même titre que le Parti communiste d’ailleurs, représente l’opposition aujourd’hui. Jean-Luc Mélenchon et les parlementaires de la FI, dont François Ruffin en premier lieu, ne cessent de pointer du doigt les magouilles, les manigances et les arrangements du gouvernement.
Le contraste est, d’ailleurs, saisissant entre le traitement réservé à Alexandre Benalla et celui réservé dans la matinée à Jean-Luc Mélenchon. De même qu’aucun ministre ou député de la République en marche, impliqué dans des affaires judiciaires, n’a eu à subir ce même traitement.
Quels sont les motifs officiellement invoqués ? Ils sont au nombre de deux. Le premier concerne les assistants parlementaires européens. Je reprends ici les propos du journal Le Monde. » Les enquêteurs veulent savoir si des fonds européens destinés à l’emploi d’assistant eurodéputé ont été utilisés pour rémunérer des collaborateurs du parti politique ». Tout part d’une plainte déposée par une élue d’extrême-droite, Sophie Montel. Cette dernière a d’ailleurs déclaré, elle-même, que sa plainte était une plaisanterie.
Le second motif est celui des comptes de campagne. Alors même que les comptes de la France insoumise avaient été validés par la commission nationale des comptes de campagne le 13 février dernier, sans aucune irrégularité. En revanche il est bon de rappeler que les comptes de notre actuel président ont été entachés d’irrégularités. Mais lui, comme les autres, ne devraient pas être inquiétés par des perquisitions à 7 heures du matin. Il est aussi bon de rappeler que c’est Jean-Luc Mélenchon qui avait demandé le 8 juin dernier un réexamen de tous les comptes de campagne.
Reste à savoir désormais quelles seront les suites de tels agissements politiques. Durant les heures de perquisitions les policiers ont mis la main sur plusieurs fichiers relatifs au mouvement de la France insoumise et au Parti de gauche. Aucun procès-verbal n’a été réalisé si bien que personne ne peut dire ce qu’ils ont réellement pris. Ce qui est sûr c’est que ces perquisitions interviennent alors que le gouvernement connaît une crise...

Le Grand Soir

MACRON, TOUJOURS L'INSULTE A LA BOUCHE !

Emmanuel Macron insulte les mères de familles nombreuses

Emmanuel Macron insulte les mères de familles nombreuses
Dans une intervention en marge de l’Assemblée générale à l’ONU, fin septembre, Emmanuel Macron déclare :
S’il vous plaît, présentez-moi une femme qui a décidé, tout en étant instruite, d’avoir 7, 8, 9 enfants.
Les mères de familles nombreuses sont des idiotes. CQFD. A contrario, ceux qui n’ont pas d’enfant doivent être très intelligents,
le Salon Beige

JL MELENCHON CHEZ JJ BOURDIN, HIER MERCREDI 17.



Il y a 1 jour - Ajouté par JEAN-LUC MÉLENCHON
Le mercredi 17 octobre 2018, Jean-Luc Mélenchon était l'invité de Jean-Jacques Bourdin. Il est revenu sur ...

SOLIDARITE, A DISTANCE, DE F. RUFFIN A SES CAMARADES INSOUMIS (1)

François Ruffin - Perquisitions à la FI : Un profond sentiment d’injustice

François Ruffin : "Ce matin, l’appartement de Jean-Luc Mélenchon, celui de la secrétaire générale du groupe, le local de la France insoumise et celui du Parti de gauche ont été perquisitionnés. Je voudrais dire ici mon profond sentiment d’injustice." 
Ce matin, l’appartement de Jean-Luc Mélenchon, celui de la secrétaire générale du groupe, le local de la France insoumise et celui du Parti de gauche ont été perquisitionnés.
Je voudrais dire ici mon profond sentiment d’injustice.
Il y a un homme qui a mené sa campagne main dans la main avec les maîtres de la presse, les maîtres des télécoms, les maîtres du médicament, tout le CAC40 réuni, qui baigne dans les affaires comme un requin en eaux troubles,
il y a un homme qui a profité du ministère de l’Économie, et son ancien collègue du budget Christian Eckert en témoigne, pour lancer sa campagne présidentielle sur les deniers publics,
il y a un homme qui s’est entouré de ministres, de collaborateurs, gavés de stocks options, d’affairistes de l’immobilier, de champions du conflit d’intérêts,
il y a un homme qui, retour sur investissement, fait des lois sur mesure pour ses amis financiers, du secret des affaires à la vente des aéroports en passant par la suppression de l’ISF, par la flat tax, par le CICE renforcé, etc.
il y a un homme qui, c’est sous notre nez, opère la fusion de l’Etat avec l’oligarchie, écarte chaque jour l’intérêt général au profit des multinationales.
Et qui vient-on poursuivre ?
Le groupe qui, aujourd’hui, à l’Assemblée et en-dehors, défend les gens contre l’argent.
C’est tellement évident.
Tellement deux poids, deux mesures.
Tellement une disproportion de moyens pour des queues de cerises, quand, dans le cas Benalla, la police trouve porte close le soir et revient gentiment le lendemain, une fois l’appartement nettoyé.
Je suis dans le train, là, pour le site de Sanofi de Mourenx, dans les Pyrénées. (1)
Durant des mois, et peut-être des années, l’usine a rejeté 190 000 fois plus de bromopropane, une substance cancérigène, que les normes autorisées. Durant des décennies, la Dépakine fut vendue à des femmes enceintes, causant 30 000 enfants autistes, alors que Sanofi savait, se taisait, engrangeait les profits. Et refuse aujourd’hui de sortir le moindre euro pour les indemniser.
Là, on attend toujours une perquisition au siège de Sanofi. Ou au domicile de Serge Weinberg, son PDG, et ami de notre Président, à qui il conseillait : « Enrichissez-vous. », avant de l’introduire à la banque Lazard, avant de le soutenir pour la présidentielle, avant d’être, dès l’intronisation, reçu à l’Élysée.
Ces perquisitions, on les attend toujours.
On risque de les attendre longtemps.
On peut apprécier ou non Jean-Luc Mélenchon.
On peut apprécier ou non la France insoumise.
Et je ne suis pas, loin de là, le plus « corporate » des députés FI.
Mais le souci, pour moi, n’est plus là. Et avec un peu de gravité, je voudrais m’adresser simplement aux Républicains de ce pays : c’est la question démocratique qui est désormais posée. Et de cette épreuve, avec le peuple, avec les gens, je suis convaincu que nous sortirons plus forts.
Toutes mes amitiés, à distance, à mes camarades.

(Depuis la gare de Pau.)

François Ruffin


(1) Il avait annoncé hier (voir relais plus haut) sa "mission d'enquête officieuse et décentralisée" sur le site pollué de Mourenx.          J.P. C.


  • mercredi 17 octobre 2018

    LES EXPLICATIONS DE M. BOMPARD

    FRANCE INFO A LA RESCOUSSE DU POUVOIR, AVEC INFOS TOUTES A CHARGE DES INSOUMIS PERQUISITIONNES (1)

    VIDEOS. "Allez, touche-moi pour voir" : Mélenchon pousse un procureur et défie un policier pendant les perquisitions

    Un peu plus tôt, à son arrivée dans son QG, le député avait demandé à ses camarades d'"enfoncer la porte" qui avait été fermée par la police.
    Capture d\'écran de l\'émission \"Quotidien\" de TMC du 16 octobre 2018.
    Capture d'écran de l'émission "Quotidien" de TMC du 16 octobre 2018. (TMC)

    Une tension rare. Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a pointé du doigt et poussé un procureur, mardi 16 octobre, lors de la perquisition menée dans les locaux de son mouvement. Devant la caméra de l'émission "Quotidien", sur TMC, le député des Bouches-du-Rhône a ensuite défié un policier qui s'était interposé. "Allez, vas-y, essaye de me pousser pour voir, a lancé l'élu, provocateur. Allez, touche-moi pour voir !"
    "Je veux simplement discuter calmement avec vous", lui répond alors le procureur, disant agir "dans le cadre de la loi". Réponse de Jean-Luc Mélenchon : "Vous ne pouvez pas discuter avec moi dans un local que vous avez envahi ! Vous me perquisitionnez depuis quatre heures chez moi. Vous avez été prendre neuf personnes à domicile, vous envahissez deux sièges politiques. Je suis le président d'un groupe d'opposition. Vous n'avez pas à me traiter de cette manière !"

    "La République, c'est moi"

    Un peu plus tôt, à son arrivée dans son QG, le député avait demandé à ses camarades d'"enfoncer la porte" qui avait été fermée par la police. "On va voir si on va m'empêcher d'entrer dans mon local", avait-il lancé, avant de poser ses mains sur un policier devant l'entrée. "La République, c'est moi, c'est moi qui suis parlementaire", avait crié l'élu, furieux, à quelques centimètres du visage du fonctionnaire, avant de pousser la porte.
    Dans une autre séquence filmée au moment où les "insoumis" entrent dans les locaux, un policier plaque au sol un membre du parti avant de se relever. Et le député Alexis Corbière de hurler : "Vous vous calmez ! Vous l'avez étranglé !" "Je suis député moi monsieur", dit-il, en levant le doigt vers le policier.
    "Un policier m'a attrapé par le cou, attrapé par le bras, m'a tiré. Ce policier, sa hiérarchie est venue en lui disant 'Calme-toi'. J'ai été violenté, agressé (...) Ce qui s'est passé est inacceptable", a ensuite accusé Manuel Bompard, coordinateur des campagnes de La France insoumise et candidat aux européennes. Il a annoncé son intention de "porter plainte au commissariat pour les coups qui [lui] ont été portés".

    DERNIERES NOUVELLES, SUITE AU COUP DE FORCE D'HIER CONTRE LFI.


    Coup de force policier, judiciaire et politique contre Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise
    visuel vidéo
    video Bompard
    Compte-tenu des circonstances, le tirage au sort des participant·e·s à la séance de clôture de la prochaine convention de La France insoumise est reporté à vendredi.

    "MELENCHON POLITISE L'AFFAIRE" (1)

    Perquisition à la France insoumise: Mélenchon politise l’affaire

    Par
     
    Après la série de perquisitions touchant le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, les cadres de l’organisation dénoncent un « coup de force » du pouvoir. L’ex-candidat à la présidentielle y voit une manœuvre visant à l’affaiblir politiquement.


    Jamais plus forts que dans l’épreuve. Ce mardi 16 octobre en milieu de matinée, au siège de la France insoumise (FI), 43, rue de Dunkerque (Paris Xe), les insoumis étaient soudés comme rarement. Après des jours à lui battre froid, Jean-Luc Mélenchon enlaçait une Clémentine Autain visiblement sous le choc. Et, des attachés de presse aux élus, en passant par les militants venus témoigner de leur soutien fraternel en bas de la rue, la FI reprenait ses airs de commando soudé « à la vie à la mort » de la dernière présidentielle.
    L’ensemble des parlementaires, ceints de leur écharpe tricolore, mais aussi des cadres de l’organisation, s’étaient rendus en urgence sur les lieux. Depuis le matin, des policiers empêchaient l’entrée dans le hall d’immeuble pendant qu’au premier étage de la rue de Dunkerque, une perquisition avait cours. Les insoumis ont tenté de s’interposer face aux forces de l’ordre qui avaient pénétré dans le siège de leur mouvement. Des tables ont volé. Il y a eu des cris et des corps à corps. Des « j’ai peur de rien ! » et des « je suis un parlementaire, ne me touchez pas ! ». Après la bataille, Manuel Bompard, numéro 2 de la FI, montrait une griffure sur son avant-bras. Le député Alexis Corbière reconnaissait, sourire aux lèvres, que l’ambiance avait été « un peu rock n’roll ».
    Une fois les forces de l’ordre parties, devant des dizaines de journalistes, les insoumis ont dénoncé le « coup de force politique » dont ils s’estiment victimes. Outre le siège de la rue de Dunkerque, une douzaine de domiciles de cadres du mouvement – Jean-Luc Mélenchon, Sophia Chikirou, Bernard Pignerol, Matthias Tavel ou Elisa Mammar –, ainsi que le siège du Parti de gauche, ont eux aussi été perquisitionnés dans le cadre de deux enquêtes préliminaires : l’une concerne l’emploi d’attachés parlementaires, l’autre les comptes de la campagne présidentielle. Des agendas, fichiers informatiques et clefs USB ont été saisis.
    Sur les réseaux sociaux, ce mardi matin, Jean-Luc Mélenchon a diffusé une vidéo de lui dans son salon, alors que la perquisition avait lieu en arrière-plan. On l’y voit très agité et manifestement outré par le traitement qui lui est fait.
    Scandalisés, mais en vérité plutôt à l’aise dans le rôle des victimes du pouvoir, les insoumis ont décidé de donner une tournure politique à l’affaire. Devant le numéro 43 de la rue de Dunkerque, sur un trottoir débordant de caméras et de micros, le député Éric Coquerel a dénoncé « un coup de force politique et judiciaire ». Quel contraste avec la mansuétude avec laquelle ont été traités Emmanuel Macron – lui aussi épinglé sur ses comptes de campagne – et surtout, l’affaire Benalla, a-t-il fait valoir. « C’est quand même dingue : on apprend au cours de l’affaire Benalla que La République en marche a des armes dans ses locaux, et eux, jamais ils ne sont perquisitionnés ! Là, quelle est l’urgence ? », a lui aussi réagi le député Alexis Corbière (en omettant que ledit siège de LREM a bien été perquisitionné) et qui voit dans l’affaire « une tentative de nous impressionner politiquement, de nous faire passer pour des gens malhonnêtes ».
    Sur le trottoir, Jean-Luc Mélenchon, n’a pas eu de mots assez durs pour s’indigner de la manière dont a été réalisée la perquisition, une « opération de police politique » selon lui, une manœuvre d’Emmanuel Macron : « À l’arrivée, ils ne trouveront rien, mais il y aura les images. Tout cela est destiné à nous affaiblir politiquement. Il y a une volonté de criminaliser notre mouvement, de nous salir. Nous ne sommes pas dans un État démocratique normal », a lancé le héraut de la FI. Sous les applaudissements nourris d’une foule de sympathisants scandant les habituels « Ré-sis-tances ! », il a assuré que « nous allons publier la totalité des factures des comptes de campagne ». Puis, à l’intention de ses camarades insoumis, galvanisés par son discours : « Il faut que votre indignation s’entende dans tout le pays ! »
    Dans l’après-midi de ce mardi, à l’Assemblée nationale, l’ambiance n’était pas moins surchauffée. Au point que la perquisition des insoumis a pris le pas sur le remaniement gouvernemental. Dans l’hémicycle, après avoir eu un mot pour les victimes des intempéries dans l’Aude, le président des députés insoumis a interpellé le premier ministre, Édouard Philippe : « Je ne me plains pas d’être perquisitionné, je me plains de cette mise en scène », a tonné Jean-Luc Mélenchon, avant de se voir couper le micro, sans autre forme de procès.

    EST-CE ENCORE L'ÉTAT DE DROIT ? © JEAN-LUC MÉLENCHON
     
    Soutenir ou pas les insoumis ? Deux clans se sont formés chez les parlementaires. Avec d’un côté, des députés de La République en marche, estimant que Jean-Luc Mélenchon avait « pété un boulon », et des socialistes s’interrogeant sur la « sur-réaction » du leader des insoumis. « Je comprends le choc que ça peut être de voir débarquer la police chez soi, comme ça. Humainement, je le comprends, a expliqué le député et premier secrétaire du PS, Olivier Faure. Néanmoins, je ne crois pas que l’enquête soit menée par telle ou telle officine. Autant le pouvoir peut freiner les recherches sur les enquêtes qui le concernent, mais je ne le suspecte pas d’avoir planifié cette perquisition. Et pour le coup, c’est Mélenchon qui s’est mis en scène avec sa vidéo. »
    De leur côté, les communistes ont en revanche dénoncé unanimement une opération de police « déplacée et démesurée ». « Les organisations représentatives des magistrats se sont inquiétées voici quelques jours d’une reprise en mains de la justice par l’exécutif », ont-ils écrit dans un communiqué envoyé à la presse. Même son de cloche chez Benoît Hamon, de Génération·s, ou chez le porte-parole du NPA Olivier Besancenot, sur Twitter. Selon le tout récent ex-socialiste Emmanuel Maurel : « Je trouve hallucinant que les commentateurs fassent mine de croire que le parquet est indépendant ! C'est soit de la naïveté, soit du cynisme pur. »
    Salle des Quatre colonnes, Marine Le Pen buvait du petit lait. S’attardant longuement devant les journalistes, la présidente du Rassemblement national (ex-FN) a dénoncé un complot – une occasion en or de dédouaner son parti, soupçonné depuis plusieurs mois d’avoir eu recours à des emplois fictifs au parlement européen. Racontant avec bonheur la perquisition où elle avait « planqué son téléphone dans son soutien-gorge » lors d’une perquisition chez elle, elle a mis la FI et le FN sur le même plan : « [Jean-Luc Mélenchon], je le défends, et j’aurais aimé qu’il fasse de même quand c’est sur nous que c’est tombé », a-t-elle glissé, matoise. Puis, s’insurgeant contre la cabale politique dont seraient victimes « les deux grands partis d’opposition de France », elle a estimé qu'au travers des perquisitions, « ils ont trouvé une bonne excuse qui permet de pomper toutes les infos sur nos stratégies politiques ». « C’est extrêmement grave », a ajouté la députée d’extrême droite, évoquant une atteinte aux «  droits politiques de l’opposition » et évoquant même les prémices d’un « système totalitaire ».
    Ce mardi soir, une délégation de la France insoumise devait rencontrer le procureur en charge de l’affaire. Présent rue de Dunkerque le matin, Bernard Pignerol, le président de l’association l’Ère du peuple, a saisi le procureur de la République des circonstances de la perquisition. « La police n’a pas voulu me laisser entrer au 43, rue de Dunkerque, or c’est le siège de l’association que je préside, explique-t-il. Ma présence sur les lieux, ou celle de quelqu’un que j’avais expressément mandaté, était obligatoire. La perquisition a finalement été stoppée, mais ils devront l’annuler, car juridiquement ils ne pourront pas utiliser les pièces qu’ils ont saisis. »
    Côté policier, on se déclare serein. « Il n’y a pas eu d’irrégularités, a réagi une source proche de l’enquête. La perquisition a été interrompue compte tenu de la bousculade et des incidents qui empêchaient de poursuivre les opérations. » Les procès-verbaux de perquisition peuvent signaler la suspension des opérations, et leur reprise ultérieure.
    Selon les autorités jointes par Mediapart, personne ne pouvait prévoir que « cette opération importante », préparée depuis plusieurs semaines, tomberait précisément le jour du remaniement gouvernemental. Certes, concède Bernard Pignerol, mais « le procureur avait aussi la possibilité de la reporter ». Il l’a maintenue, prenant le risque de la polémique.

    Médiapart 

    (1)  Si  l'on relaie cet article, c'est pour le détail des attitudes des politiques, tant de LFI que des autres formations, en réaction aux agressions policières du petit matin. Malheureusement, il faut aller voir les 2 vidéos sur d'autres supports : elles ne passent pas ici.

    On tient à ajouter un remerciement spécial à l'auteur de l'article - qui nous avait habitué à plus objectif , et surtout plus informé : Pauline Graulle écrit que, "scandalisés, mais en vérité plutôt à l'aise dans le rôle des victimes du pouvoir, les insoumis ont décidé de donner une tournure politique à l'affaire". C'est d'ailleurs le titre de son article.
     Elle devrait savoir que si le FN et le MODEM avaient fait également l'objet de perquisitions, c'était dans le cadre d'une info judiciaire, sous la responsabilité d'un juge d'instruction indépendant du ministère. En revanche, pour LFI la perqui a été menée dans le cadre d'une enquête préliminaire dirigée par le procureur, magistrat qui agit sous la responsabilité de la ministre de la justice. Dans les premiers cas, perqui déconnectées du pouvoir politique, dans le cas de LFI, sous sa responsabilité : il y a là une différence de traitement manifeste que, la sidération passée, LFI saura dénoncer. 
    Attendre une éventuelle info judiciaire pour pratiquer la perqui était trop aléatoire pour un pouvoir pressé de casser l'image de LFI, car celle-ci devient vraiment trop turbulente. D'où ce coup perpétré à l'aube par ceux qui se prétendent maîtres des horloges. Mais ces turpitudes ne vont pas tarder à être dénoncées et leur revenir comme un boomerang. Pour l'instant, on n'a vu, sur les vidéos de l'assemblée, qu'un président de groupe LFI auquel un président de séance aux ordres coupe la parole pour la donner à un premier ministre... qui aurait préféré ne pas l'avoir.
    Quant à P. Graulle qui titre "Mélenchon politise l'affaire", cherchez l'erreur, - une erreur digne de la presse mainstream... Attention Mrs, Mmes de Médiapart, de ne pas vous laisser contaminer par l'anti-mélenchonnisme de la grande majorité de celle-ci !
    J.P. C. 

    mardi 16 octobre 2018

    MEDIAPART LIVE : GRAND ENTRETIEN AVEC DANIELE OBONO, DEMAIN.

    Mediapart Live

    La députée insoumise Danièle Obono, le remaniement et les sorcières


    Le remaniement gouvernemental ; l’Arabie Saoudite et l’affaire Khashoggi ; un grand entretien avec Danièle Obono ; et un débat autour de l’ouvrage de Mona Chollet, «Sorcières, la puissance invaincue des femmes».
    Voir le programme complet

    Au menu de votre émission de mercredi,
    retransmise en accès libre sur notre site : 
    Une nouvelle formule

    19H. Retour sur enquêtes

    • Quand l’Arabie Saoudite fait disparaître les journalistes : retour sur l’affaire Khashoggi
    • Le remaniement attendu du gouvernement : Avec le politiste Luc Rouban, politiste et directeur de recherche au CNRS.
    Rendez-vous tous les mercredis

    20H. Le grand entretien, avec Danièle Obono

    Oratrice nationale et députée de la France insoumise, Danièle Obono a été militante associative avant de s’impliquer dans les organisations politiques de la gauche radicale. Elle réagira à l’actualité récente de la gauche française, et sera aussi interrogée sur la stratégie de son mouvement en vue des élections européennes. 
    Des vidéos en replay

    21H. Nos débats : Tremblez les sorcières sont de retour !

    Avec nos invités : Mona Chollet, essayiste, auteure de Sorcières, la puissance invaincue des femmes ; Camille Ducellier, réalisatrice et essayiste, auteure du Guide pratique du féminisme divinatoire ; Catherine Kikuchi, historienne, membre d’Actuel Moyen-Âge.
    À demain soir sur Mediapart.fr !

    NPA : CES PERQUISITIONS SONT "UN SIGNAL DONNE A TOUTES CELLES ET CEUX QUI LUI RESISTENT".

    Perquisitions : le deux poids deux mesures sauce Macron

    Ce matin, une quinzaine de perquisitions se sont déroulées dans l’environnement de La France insoumise, aux sièges du Parti de gauche et de La France insoumise, et même au domicile de Jean-Luc Mélenchon. Ces perquisitions, avec leur déploiement policier un peu inédit dans le milieu politique, sont liées à deux enquêtes : une concernant des assistants parlementaires européens qui auraient été utilisés à des fins politiques, l’autre concernant les comptes de la campagne présidentielle de 2017.
    Même si l’on ne connaît pas tous les détails des affaires, on peut s’étonner d’un tel déploiement judiciaire et policier autour de La France insoumise, alors même que les comptes de Macron font l’objet d’une enquête préliminaire, sans la moindre perquisition à cette heure…
    Le premier acte de ce nouveau gouvernement, exécuté le jour même du remaniement, est un signal donné à toutes celles et ceux qui lui résistent. À l’évidence, en Macronie, mieux vaut être dans la cour de Jupiter que dans son opposition politique et sociale.

    Montreuil, le 16 octobre 2018

    INTERVIEW DE F. RUFFIN SUR SANOFI (1)

     

     

    François Ruffin : «Avec Sanofi, le scandale est sous nos yeux

     

    (1) A propos de sa visite aujourd'hui à Mourenx, près Lacq, sur l'affaire SANOFI / Dépakine :  "j'appelle ces déplacements des commissions d'enquêtes officieuses et décentralisées".          J.P. C.

    LOGEROT, LE MAGISTRAT A LA SOLDE DU POUVOIR.

    NATACHA POLONY ET SES CONTRE-VERITES !

     

    En cherchant à discréditer Bourdieu, Natacha Polony démontre l’étendue de son ignorance

    Éditorialiste, patronne de presse, fabuliste et faussaire de la vie intellectuelle.

    ALEXIS CORBIERE REAGIT


    quisitions: Alexis Corbière enfonce le clou "évidemment ... - YouTube


    https://www.youtube.com/watch?v=SU9lYrrvFqc

    Il y a 4 heures - Ajouté par BFMTV
    Le domicile de Jean-Luc Mélenchon, le siège de la France insoumises (LFI) et celui du Parti de gauche ont été ...

    REACTIONS A CHAUD FACE A "UNE AGRESSION POLITIQUE INTOLERABLE".

    Perquisitions chez Mélenchon qui dénonce une "opération de police politique"

    Jean-Luc Mélenchon a dénoncé une "énorme opération de police politique" après les perquisitions qui ont eu lieu mardi matin à son...

    AFP Par AFP
    3mn


    Jean-Luc Mélenchon a dénoncé une "énorme opération de police politique" après les perquisitions qui ont eu lieu mardi matin à son domicile ainsi qu'aux sièges de La France insoumise et du Parti de gauche.
    Selon une source proche du dossier, ces perquisitions ont été menées par l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions (OCLCIFF) dans le cadre de deux enquêtes préliminaires ouvertes par le parquet de Paris, l'une sur des emplois fictifs présumés au Parlement européen, l'autre sur des comptes de campagne.
    Perquisitionné à son domicile parisien, M. Mélenchon a filmé la scène avec son portable avant de poster la vidéo en direct sur Facebook. "Nous sommes perquisitionnés chez tout le monde. La secrétaire générale du groupe à l'Assemblée, mes anciens assistants qui ont vu débouler aussi les flics à 07H00 du matin, on leur prend leurs téléphones, on leur prend leurs ordinateurs. Au siège du Parti de gauche dont je suis membre, au siège du mouvement la France insoumise", a-t-il protesté.
    "Voilà le début du nouveau ministre de l'Intérieur (Christophe Castaner) et du ministre de la Justice (Nicole Belloubet), voilà ce qu'ils sont en train de faire dans tout le pays, pour intimider et faire peur. Je vous demande de ne pas avoir peur, et de protester, parce que ce n'est pas de la justice, ça n'est pas de la police", a-t-il ajouté, notant que ces perquisitions avaient lieu le jour du remaniement gouvernemental.
    Devant le siège de LFI à Paris, devant lequel il avait rameuté ses supporters, M. Mélenchon a ensuite attaqué le président Emmanuel Macron, "un petit personnage", et la ministre de la Justice Nicole Belloubet.
    "Ce que vous êtes en train de faire est une honte", a-t-il lancé en regardent directement dans l'objectif de l'une des nombreuses caméras de télévision présentes.
    "C'est un coup de force contre nous parce que c'est destiné à nous faire peur et à m'intimider pour ce qui me concerne, c'est un échec total. C'est eux qui vont avoir peur du retour de bâton", a-t-il enchaîné.
    A ses côtés, le député Alexis Corbière, porte-parole de LFI, a dénoncé une "agression politique intolérable". "S'il y a des comptes de campagne qui doivent être observés ce sont ceux de M. Macron", a-t-il dit.
    Au même moment, la présidente du Rassemblement national (RN, ex FN), Marine Le Pen, a volé à la rescousse de M. Mélenchon sur Twitter.
    Mise en examen dans une affaire similaire d'emplois fictifs au Parlement européen comme plusieurs autres élus RN, elle a estimé que "le but exclusif de ces +enquêtes+" était que "les droits politiques de l'opposition (soient) lourdement bafoués".
    "Il y a toujours deux poids deux mesures", a déploré sur BFMTV le député RN Sébastien Chenu en faisant remarquer qu'il n'y avait "pas de poursuite aujourd'hui engagée" à cet égard contre le MoDem, dont trois représentants sont au gouvernement.
    Le président du Modem François Bayrou avait démissionné le 21 juin 2017 de son poste de ministre de la Justice après l'ouverture d'une enquête sur des emplois fictifs présumés au Parlement européen.
    Dans un communiqué, LFI souligne que l'enquête sur les emplois fictifs du Parlement européen a été ouverte à la suite "d'une dénonciation d'une élue d'extrême droite, Sophie Montel, qui avouait elle-même qu'elle n'était pas sérieuse. Elle parlait en effet d'un +pied de nez+".
    "Concernant les comptes de campagne pour l'élection présidentielle de 2017, la commission nationale des comptes de campagne a validé le 13 février 2018 les comptes de Jean-Luc Mélenchon sans aucune irrégularité. Ce n'est pas le cas pour ceux d'Emmanuel Macron pour lequel des irrégularités ont été notées. Afin de prouver publiquement son honnêteté, Jean-Luc Mélenchon a demandé le 8 juin 2018 le réexamen de tous les comptes de campagne", se justifie le mouvement.

    COMMUNIQUE DU P.G., SUITE AU COUP DE FORCE DE POLICE POLITIQUE CONTRE LFI.